plan
d'exposition au bruit
et plan de gêne
sonore
sur Aussonne
LE
PLAN D'EXPOSITION AU BRUIT (PEB)
1 -
DEFINITION ET OBJECTIF

Le PEB est un plan
géographique local englobant l'aéroport sur lequel sont reportées des zones de bruit.
Ses modalités d'établissement et de révision sont définies par décret.
Il caractérise en
chaque point du sol la gêne ressentie exprimée selon un indice d'exposition au bruit -
appelé indice psophique IP. En reliant les points d'égal indice psophique, on délimite
3 zones A, B et C (cf. annexe 1).
Il s'inscrit dans le long
terme, en prenant en compte non pas le trafic existant lors de son élaboration mais les
prévisions estimées à long terme , de l'ordre de 10/15 ans.
Le but du PEB est de limiter
le nombre de riverains qui sont ou qui seront directement soumis aux nuisances en
maîtrisant l'urbanisation au voisinage des aérodromes. Il définit donc la politique
d'aménagement des communes en imposant des règles d'urbanisme transcrites sur le POS. C'est
un document d'urbanisme.
2 - METHODE D'ELABORATION
2.1 Décision
C'est le Préfet
qui, avec l'accord du Ministère dont dépend l'aérodrome, prend la décision d'établir
ou de réviser le PEB.
Il confie au service
technique, la DGAC pour Toulouse-Blagnac, l'élaboration du projet puis, sur
recommandation du service technique, il fixe l'indice IP à prendre en compte pour la zone
C avant d'engager par arrêté la procédure d'établissement du PEB.
2.2
Consultation
La décision
d'établissement du PEB est ensuite publiée dans deux journaux locaux, puis affichée
dans les mairies qui disposent de deux mois pour donner leur avis.
Après recueil des
avis, le Préfet saisit la CCE (Commission Consultative de l'Environnement de l'aérodrome
pour qu'elle se prononce sur le projet, ouverture d'un nouveau délai de deux mois).
2.3 Enquête
publique
Suite aux avis, le
PEB éventuellement modifié est soumis à enquête publique pour une durée d'un mois au
terme duquel le commissaire enquêteur désigné par le Tribunal Administratif remet son
rapport.
Le dossier peut être
consulté en mairie.
Suite au rapport final
du dossier d'enquête, avec propositions éventuelles de modifications, le Préfet rend
officiel le PEB par arrêté.
3 - ZONES DU
PEB
Trois zones graphiques
A, B et C sont inscrites dans le PEB.
La
zone A de bruit intense d'indice IP supérieur à 96 pour laquelle 70 % des
riverains considèrent la gêne comme forte.
La
zone B de bruit fort à très fort d'indice IP compris entre 89 et 96 pour
laquelle 50 % des riverains considèrent la gêne comme forte.
La
zone C de bruit sensible à fort d'indice IP compris entre 78 et 89 pour laquelle les riverains considèrent la gêne comme sensible.
4 -
REPERCUSSIONS
A l'intérieur de ces 3
zones s'appliquent des règles d'urbanisme strictes portant sur les constructions
nouvelles,les opérations de rénovation, de réhabilitation ou d'amélioration de
l'habitat.
Le PEB approuvé est
annexé et transcrit dans le POS des communes concernées et autres documents d'urbanisme.
Le
PEB impose des contraintes en matière d'urbanisme. Il interdit ou limite toute
urbanisation dans les zones exposées en fonction de leur indice A, B et C - gel des
terrains -. Il évite la densification de l'urbanisation des zones proches de l'aéroport,
mais autorise sous certaines conditions le développement économique.
Aujourdhui, 170 aérodromes environ sont dotés de PEB sur les
quelques 270 prévus par les textes.
5 - LE PEB DE
TOULOUSE-BLAGNAC
5.1 L'ancien
PEB
Le
PEB actuellement en vigueur est celui approuvé par arrêté préfectoral le 2 octobre
1989. Il est fondé sur un trafic de 81700 mouvements. Il n'a pas tenu les
10/15 ans de son échéance puisque 6 ans plus tard, fin 95, le nombre de
mouvements était déjà atteint.
5.2 Le
nouveau PEB
Comme pour le PGS (Plan de Gêne Sonore) qu'il a présenté aux
municipalités en octobre 97, M. le Préfet a engagé une procédure de réactualisation
du PEB afin de prendre en compte les nouvelles estimations de trafic ainsi que les
nouvelles caractéristiques de bruit des aéronefs.
Ce nouveau PEB est calculé sur les hypothèses suivantes:
· 140 000 mouvements annuels
correspondant à la capacité maximale technique de l'aérodrome (trafic ultime),
· plus d'avions de chapitre II.
Ce choix d'un PEB ultime avec pour la zone C un indice IP de 78,
devrait délimiter dans sa forme définitive les zones d'exposition au bruit afin que les
communes puissent organiser l'utilisation de leur sol sans avoir à la modifier par la
suite. Le choix de la courbe "78" augmenterait de 5 milliers le nombre de
logements concernés par le PEB.
LE
PLAN DE GENE SONORE (PGS)
1 -
DEFINITION ET OBJECTIF
Comme pour le PEB,
le PGS est un plan géographique local englobant laéroport sur lequel sont
reportées des zones de bruit. Les modalités d'établissement et de révision sont
définies par décret. Les algorithmes de calcul des zones sont identiques à ceux
utilisés pour le PEB seules les hypothèses de trafic diffèrent.
Le PGS caractérise en
chaque point du sol la gêne ressentie exprimée selon un indice d'exposition au bruit -
appelé indice psophique IP. En reliant les points d'égal indice psophique, on délimite
3 zones I, II et III (cf. annexe 1).
Il s'inscrit dans le
court terme, puisqu'il prend en compte les prévisions de trafic de l'année qui suit la
publication de l'arrêté approuvant le PGS. Il est donc révisable en permanence.
Le but du PGS est de
permettre aux riverains subissant la nuisance d'obtenir une aide pour réaliser des
travaux disolation phonique de la part de l'ADEME.
2 - METHODE
D'ELABORATION
2.1 Décision
La procédure
d'élaboration du PGS est identique à celle du PEB, c'est le Préfet qui, avec l'accord
du Ministère dont dépend l'aéroport, prend la décision d'établir ou de réviser le
PGS.
Il confie au service
technique, la DGAC pour Toulouse-Blagnac, l'élaboration du projet puis, engage la
procédure d'établissement du PGS. C'est l'indice IP 78 qui a été retenu pour
l'aéroport de Toulouse-Blagnac.
2.2
Consultation
La décision
d'établissement du PGS est ensuite publiée dans deux journaux locaux, puis affichée
dans les mairies qui disposent de deux mois pour donner leur avis.
Après recueil des
avis, le Préfet saisit la CCE (Commission Consultative de l'Environnement de l'aéroport
pour qu'elle se prononce sur le projet, ouverture d'un nouveau délai de deux mois).
2.3 Enquête
publique
Suite aux avis, le
PGS éventuellement modifié est soumis à enquête publique pour une durée de un mois au
terme duquel le commissaire enquêteur désigné par le Tribunal Administratif remet son
rapport.
Le dossier peut être
consulté en mairie.
Suite au rapport final
du dossier d'enquête avec propositions éventuelles de modifications le Préfet rend
officiel par arrêté le PGS.
3 - ZONES DU
PGS
Trois zones
géographiques I, II et III sont inscrites dans le PGS.
La
zone I d'indice IP supérieur à 96.
La
zone II d'indice IP compris entre 89 et 96.
La
zone III d'indice IP compris entre 78 et 89.
4 -
REPERCUSSIONS
Le montant des travaux
d'indemnisation sera plafonné en fonction de la zone où se situe le logement.
5 - Validité
et limites des PGS officiels
En terme de gêne, les riverains des aéroports qui sont exposés au
bruit nen sont pas nécessairement les usagers privilégiés, aussi lorsque
lintérêt particulier cède devant lintérêt général il y a lieu de
réduire le dommage subit et détablir de justes compensations ce qui implique une
révision complète des procédures voire même du principe dindemnisation de
lADEME.
Les mesures et la simulation sur calculateur permettent de quantifier
approximativement lexposition au bruit mais sont loin de quantifier la gêne
ressentie par les riverains. Par nature, la gêne ne se mesure pas à partir des
caractéristiques physiques dun bruit exprimé en décibel ou en indice psophique,
mais par la perception quen a celui qui le subit.
Si le bruit reste la cause dominante des revendications, il nen
est pas le seul paramètre. Lélaboration dun plan de gêne sonore nest
quune approche restrictive et technocratique dun problème principalement
psychologique et physiologique.
Lacadémie définit ainsi la nuisance : élément de la vie
urbaine ou de lindustrie qui provoque de linconfort, de la gêne et du danger.
Celle-ci dépend essentiellement du sujet qui la ressent, de son âge, de sa perception
auditive, de létat de lenvironnement dans lequel il se trouve, de
lheure, du jour de la saison pendant lesquels il la subit, bref autant de
paramètres qui échappent à léquation de lindice psophique employés pour
déterminer les plans de gêne. A l'instar de nombreux pays européeens, un
nouvel indice plus lisible doit être mis en place dans l'établissement de
la gêne sonore.
6 - LE PGS DE
TOULOUSE-BLAGNAC
6.1 L'ancien
PGS
Le PGS jusque là
en vigueur est celui approuvé par arrêté préfectoral le 26 décembre 1994
élaboré à partir du trafic prévu en 1995 - soit 77 500 mouvements dont
42 000 commerciaux-. Ces hypothèses de trafic ont vite été dépassées puisqu'en
1995, 80 000 mouvements étaient enregistrés.
6.2 Le
nouveau PGS 1998
Le Préfet a
engagé une procédure de réactualisation du PGS pour 1998. Celui-ci a été soumis aux
mairies en octobre 1997. Aussonne Cornebarrieu et Toulouse l'ont refusé tandis que les
autres communes concernées l'ont accepté (Blagnac, Colomiers). Ce plan prend en compte
une augmentation globale de 25% du trafic commercial réparti sur deux ans (1997 et 1998)
et intègre les deux types de procédures de décollage au sud-est (cf. § V,
5:2).
En ce qui concerne les ayant droit à une indemnisation, ce nouveau PGS
se traduit pour les habitants d'Aussonne par :
· une perte d'environ 80 foyers au
niveau de l'ancienne corne à l'ouest,
· un gain d'environ 180 foyers pour
le prolongement de la courbe qui englobe désormais les habitations du Castelet et du lac.
Ü Bien que ce PGS 1998 ouvre un droit théorique à l'indemnisation
d'un plus grand nombre d'habitant, il ne correspond pas à la réalité du trafic sur
Aussonne, les cornes que comportait l'ancien plan ont disparu. Il ne prend donc pas en
compte le virage à droite, 2 km après décollage alors que cette trajectoire s'est
considérablement amplifiée (officiellement 25% du trafic).
L'abaissement à l'indice IP 78 plutôt que 84 est quant à lui
favorable pour la prise en compte de la gêne sonore subie par les riverains.
Devant le refus du PGS 98 par trois municipalités, M. le Préfet
engage une nouvelle procédure de modification pour présenter une nouvelle proposition de
PGS fin 98.
Approbation du PGS 1998 en 1999
La préfecture et les autorités aéroportuaires ont soumis une
nouvelle fois aux communes le PGS qui avait été refusé en 1998, mais cette fois
ils parviennent à leur fins.
Les communes d'Aussonne et de Cornebarrieu ont
émis un avis défavorable Blagnac, tandis que Colomiers, Mondonville et Toulouse se sont
prononcées dans un sens favorable à l'adoption du PGS.
L'adea regrette l'approbation de ce PGS qui ne
correspond pas à la gêne sonore réellement ressentie sur les communes du nord les plus
touchées dont le vote contre n'a pas été pris en compte.
¾
PGS du 26.12.94 ¾ PGS refusé en 1998 puis approuvé en 1999
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